La libération des communes de Servel à l'époque commune autonome, Trébeurden, Trégastel, Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou et Lannion est intimement liée, en effet ces communes forment géographiquement comme une presqu'île.
Le secteur est occupé par environ 600 soldats allemands, qui sont répartis sur les différentes communes.
Le Capitaine MAURICE, pseudonyme de Corentin ANDRÉ qui dirigea les opérations, raconte la chronologie des événements.
jeudi 3 août 1944
Sur les ondes de la BBC, radio Londres, est diffusé le message codé suivant : "Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros ?".
C'est le signal de déclenchement de l'insurrection générale en Bretagne.
Je propose au Commandant GILBERT, pseudonyme de François TASSEL et à ses adjoints une opération sur Lannion, consistant à occuper la ville, et à isoler le camp de Servel ainsi que les troupes de la presqu'île Trébeurden - Perros-Guirec - Trégastel.
Je considère que 3 compagnies sont indispensables pour éviter tout retour des troupes allemandes.
J'obtiens carte blanche pour cette opération et le concours des compagnies souhaitées.
vendredi 4 août 1944
La marche pour la libération du secteur Nord I des cantons de Lannion et Perros débute.
Trois compagnies sont mobilisées :
la compagnie La Marseillaise de Plouaret Capitaine Yves OLLIVIER, Lieutenant Armand TILLY.
la compagnie Roger BARBÉ de Lannion Capitaine Corentin ANDRÉ, Lieutenant Paul MICHEL.
la compagnie Gabriel PÉRI de Perros-Guirec Capitaine Yves HASCOET, Lieutenants André CORNEC et André BONNOT.
Les 3 compagnies rejoignent leurs bases de départ aux lisières sud et est de Lannion, dans la soirée, les compagnies Roger BARBÉ et la Marseillaise échelonnées du bois de Kerivon au petit ruisseau le Min Ran, la compagnie Gabriel Péri de Kerivon au Cruguil.
Mon poste de commandement est situé à la métairie du bois de Coatillau en Ploubezre.
Chaque compagnie a sa mission et ses itinéraires définis.
A minuit la Marseillaise rallie Coatillau, les agents de liaison confirment que tout est en place.
En cette période, les événements vont très vite. Entre le 3 août où l'opération est décidée et le 4 août à minuit, la situation a évolué favorablement sur certains points, beaucoup moins sur d'autres.
Nous avons en ville, une antenne de renseignements très précieuse et active comprenant le professeur DEBRUYNE, Arthur TARDIF et Amédée HOUÉROU.
Dans la matinée nous apprenons que la veille, le 3 août, vers 22 h, la kommandantur, la feldgendarmerie et les tortionnaires du lieutenant BLOOMANN ont pris la fuite à bord de camions. Le capitaine MARTIN s'est enfui également.
Agissant en marge du commandement FFI un groupe occupe la mairie de Lannion et fait abattre 2 soldats allemands en pleine ville.
En soirée une colonne allemande de représailles venue du camp d'aviation de Servel mitraille les rues laissant 5 victimes civiles sur le terrain.
Vers minuit le professeur DEBRUYNE rallie le PC de Coatillau et nous informe de la situation, il est accompagné du groupe de la mairie qui s'est enfui à l'arrivée de la colonne de représailles.
Il n'est pas question de changer nos dispositions, l'horaire et les itinéraires, la seule disposition qui sera prise sera de traverser Lannion au pas de course, jusqu'aux abords du terrain d'aviation de Servel. Cette mission est celle de la compagnie Roger BARBÉ qui se trouve aux environs de Coatillau.
samedi 5 août 1944
Au matin tout le dispositif s'ébranle, la compagnie la Marseillaise se porte sur la route de Morlaix et doit contrôler celle-ci et la rive gauche du Léguer jusqu'à l'embouchure, étendre progressivement sa zone de contrôle et servir de réserve en cas de coups durs.
A Lannion, aucun incident ne marque la mise en place de la compagnie Gabriel PÉRI dans la zone du Cruguil. En moins d'une heure la compagnie Roger BARBÉ s'installe au Croas Hent.
J'accompagne la section venant du Moulin du Duc et la rue Joseph Morand. Nous longeons la mairie, à laquelle je ne m'intéresse pas particulièrement, mon attention se portant sur le camp d'aviation de Servel et ses occupants.
Les FFI s'activent de l'extrémité de la Corderie ou début du chemin de halage au Cruguil, à la mise en place d'un réseau défensif bloquant tous les itinéraires possibles vers Lannion. Dès le début de l'après-midi, le dispositif est en place, le Croas Hent est solidement tenu.
J'ai placé au point crucial, (le débouché de la route de Perros-Guirec) un officier marinier qui fut mon condisciple, à l'école des fusiliers marins, 8 ans plus tôt, (nous avions 17 ans), avec les sections de Lannion et la " Cavanaise " (section de Cavan).
Planqués dans les fossés avec leurs armements les FFI attendent et espèrent piéger l'ennemi.
L'attente paraît longue.
Il faut saluer au passage le courage des ces jeunes filles qui ont risqué leur vie pour venir nous apporter la soupe dans des lessiveuses.
C'est à cet endroit, au point de jonction actuel de la bretelle du Croas Hent et de la quatre voies que vers 18 h vient s'empaler littéralement une colonne allemande d'une cinquantaine d'hommes, armés jusqu'aux dents à bord de deux camions tractant un canon.
J'avais donné comme consigne de tirer sur les camions à hauteur de cabines, afin de pouvoir les récupérer par la suite en état de marche, car ils pouvaient nous être d'une grande utilité pour la suite, consigne qui fut respectée.
Colonne de représailles comme celle de la veille sur Lannion, on peut penser qu'ils tentaient de rallier Brest.
Les survivants que nous soignerons à l'hôpital seront unanimement amnésiques sur ce point.
Le feu de nos quatre fusils mitrailleurs les stoppe net sur place.
Il semble bien que la mise en place de notre dispositif soit passée totalement inaperçue des allemands. Nos gaillards ont parfaitement respecté les consignes, le feu convergeant des fusils mitrailleurs habilement camouflés, ne s'est déclenché qu'au tout dernier moment, la surprise est telle que pas un coup de feu ne part des deux camions.
Le canon de 20 mm pris aux allemands
dimanche 6 août 1944
A l'aube, les Résistants peuvent récupérer le matériel laissé sur place par les fuyards de la veille, deux camions diesel, un canon de 20 mm, notre premier canon que nous mettons aussitôt en action et un armement important composé de mortiers, mitrailleuses permettant d'équiper une soixantaine d'hommes. Sur place il y a un nombre impressionnant de morts. Les allemands ayant récupéré quelques blessés dans le courant de la nuit. De notre côté pas une égratignure.
De plus nous rassemblons les allemands blessés pour les transporter à l'hôpital afin de les soigner.
La journée ne verra pas se renouveler de tentative de percée des troupes allemandes, mais Trébeurden appelle au secours. Un détachement allemand conduit par un feldwebel ou lieutenant, continue d'incendier des immeubles.
L'après midi les appels se font plus pressants. Il n'est pas question de nous aventurer à Trébeurden, avec dans notre dos environ 250 allemands stationnés au camp d'aviation de Servel.
Je prends une décision radicale et charge deux de mes vieux maquisards de Coat Nevenez (à eux deux ils ont 40 ans), Jean NOÉ et Yves ADAYER de Tonquédec avec pour mission de se rendre à Trébeurden et supprimer le feldwebel pyromane.
Dans la soirée, ils sont de retour, mission accomplie. Le détachement allemand prend la fuite et se disperse, il n'y aura plus d'incendie.
lundi 7 août 1944
La journée est mouvementée, à plusieurs reprises les fantassins ennemis viennent établir le contact.
Le problème de Trébeurden rebondit dans la matinée, par le retour d'un détachement allemand, venu de Servel. Il se fait menaçant et exige le corps du feldwebel pyromane, que l'on enterre en toute hâte.
Les émissaires de Trébeurden se font plus pressants, je prends la tête d'un détachement de la compagnie Roger BARBÉ, suivi d'une section de la Marseillaise.
La rencontre avec le détachement allemand a lieu au carrefour de Servel - Trébeurden.
Après un bref combat, les allemands se replient et abandonnent le corps de leur feldwebel.
Nous tentons de les prendre en revers par la route de Pleumeur - Bodou, puis nous les poursuivons par le bourg de Servel, l'observatoire du clocher nous permet de les localiser, mais du camp d'aviation de Servel, les allemands tirent sur le clocher, quatre obus anti - chars dont les impacts sont encore parfaitement visible côté est, Trébeurden est définitivement aux mains de la Résistance, alors nous revenons au Croas Hent.
Pendant cet engagement, ayant perdu le contact avec nous et nous croyant en mauvaise posture, René ARGENTIN, Hyacinthe LE VOT et quelques camarades, viennent à la rescousse et sont pris sous un violent tir de mortier. René ARGENTIN est tué, Hyacinthe LE VOT a la jambe broyée.
Dans la soirée du 7 août, aura lieu la dernière tentative de percée en direction de Lannion. La progression allemande atteint notre dispositif à Croas ar Baladen, et vient jusqu'à nos positions à proximité de la Corderie. C'est à cet endroit que sera tué Charles NICOL.
Au Croas Hent de Perros, sans jamais être critique la situation deviendra tendue.
C'est à cet endroit que sera blessé, à son poste de fusil mitrailleur à l'angle nord de la propriété BARNEVILLE, l'un de nos plus vaillants maquisards, Jean HENAFF, qui décédera quelques jours plus tard. Un petit flottement se produit aux abords de Brélévenez, où se sont également infiltrés des allemands.
La situation est rétablie en quelques instants, et en fin de soirée "l'ensemble front" retrouve son calme, après un combat contre la 2ème compagnie au Cruguil.
René ARGENTIN
Jean LE HÉNAFF
Charles NICOL
mardi 8 août 1944
Un calme surprenant règne sur le camp d'aviation de Servel, prudemment nous engageons des patrouilles, le camp est vide, dans la nuit, les allemands ont déserté le camp d'aviation de Servel pour se replier sur le fort de Mez Gouez, à la Clarté en Perros-Guirec.
En fin de matinée le Docteur SALIOU de Perros-Guirec se présente à mon PC mandaté par le commandant allemand de Mez Gouez, le major SCHMIDT, où il a été appelé pour soigner les blessés, et demande que ses grands blessés soient hospitalisés à Lannion..
Je donne immédiatement mon accord pensant ainsi pouvoir peut être entamer un processus de reddition sans effusion de sang.
Dans l'après-midi, les blessés arrivent convoyés par deux infirmiers allemands et une ambulance avec croix rouge et drapeau blanc. Le lieutenant André CORNEC vient précipitamment au Rusquet, me demandant d'aller y régler un incident.
Contrairement aux indications que j'ai données de ne pas modifier les positions, un groupe de Perrosiens manifeste son intention d'aller libérer Perros-Guirec. Je règle rapidement l'incident, en expliquant la situation, et en demandant à ceux qui ne sont pas d'accord pour appliquer les ordres reçus de se manifester en sortant des rangs.
L'incident est clos.
L'espoir de reddition est vite déçu, car l'ami Armand TILLY adjoint d'Yves OLLIVIER au commandement de la Marseillaise, vigilant comme à l'accoutumée, assistant au transbordement des blessés, découvre dissimulées sous le siège de l'ambulance, des armes et des grenades. Ceci est en contradiction formelle avec notre accord conclu dans la matinée.
Le transfert des blessés est achevé, nous confisquons l'ambulance et les deux infirmiers, un feldwebel et un chauffeur, qui, comme il se doit, voient ces armes pour la première fois. Ils vont rejoindre les quelques dizaine de prisonniers qui les ont précédés au vieux Collège.
Armand TILLY
mercredi 9 août 1944
Dès le matin, un parlementaire allemand, accompagné du docteur SALIOU, vient apporter une vive protestation du commandement allemand, qui demande la restitution immédiate de l'ambulance et des deux infirmiers.
Je convoque le feldwebel prisonnier (qui parle très bien le Français), avec mon adjoint FRITZ, pseudonyme de Frédéric DREYER (d'une famille de frontaliers Alsaciens considérés comme patriotes, sa famille vivant en Allemagne). Nous lui demandons son impression sur les conditions faites aux prisonniers allemands, est-il disposé à le faire savoir à ses camarades de Mez Gouez ? Il nous indique que la situation n'est pas bonne au fort, que les officiers osent à peine sortir de leur PC.
On a tant raconté aux soldats allemands, sur la sauvagerie des "terroristes Français", qu'il est surpris de voir que nos prisonniers sont bien traités.
Ma décision est prise, FRITZ tente de m'en dissuader, nous allons rendre l'ambulance et les deux infirmiers, et je vais les suivre avec un drapeau blanc, je prends FRANZ comme chauffeur et interprète. Au préalable, je prends l'engagement avec le feldwebel que s'il réussit à favoriser la reddition sans effusion de sang, il ne sera pas prisonnier, (je tiendrai parole).
Il est 16 h quand nous arrivons aux avant-postes de La Clarté, partout mitrailleuses et canons sont braqués sur nous. On nous fait signe de nous arrêter.
Les allemands prennent possession de l'ambulance et des deux infirmiers. Puis deux soldats s'avancent nous prennent par la main pour nous faire cheminer à travers les mines. Nous atteignons ainsi un terre plein, devant la maison du gendarme BELLOIR, incluse dans l'enceinte du camp, et qui sert de PC, le commandant allemand se trouve là devant la maison avec son adjoint, je le salue, il me répond. Je lui indique que j'exerce le commandement militaire du secteur sous l'autorité des forces alliées (je suis en uniforme parachuté) je leur propose la reddition sans effusion de sang supplémentaire donnant ma parole que les prisonniers seront traités suivant la convention de Genève (comme ils le sont déjà) et qu'il peut s'en informer auprès de son sous officier.
A ce moment, le commandant appelle un groupe d'officiers qui se tient à quelque distance et les consulte l'un après l'autre. Plus tard, j'entendrai dire que Notre-Dame-de-La-Clarté a intercédé pour nous ... En tout cas à ce moment une escadrille providentielle de Mosquito (avions) passe en rase-mottes au dessus de Perros-Guirec. Je n'ai jamais apprécié à ce point un tel vacarme.
La consultation terminée, le commandant fait une déclaration très brève, dont il ressort qu'ils ne se rendront pas sans combattre. Je lui fais exprimer mon regret, car il n'y aura pas que des militaires à périr dans ce combat puisque le camp se trouve à proximité d'une agglomération. Nous nous saluons. Les deux soldats nous guident à nouveau, nous rentrons. Nous retrouvons nos camarades pas trop rassurés, nous sommes très déçus.
Franz PETREI
jeudi 10 août 1944
La déception qui s'empare des Trégorrois est de courte durée, vers 10 h, on emmène au PC de l'hôtel de la poste un lieutenant qui s'est présenté en parlementaire, GILBERT le commandant du secteur se trouve là. Je reprends le dialogue de la veille et nous nous apercevons tout de suite que c'est gagné, il faut dissimuler sa joie et son soulagement.
Le lieutenant allemand nous transmet une lettre contenant les conditions de la reddition allemande.
Ils veulent séparer : d'une part, les officiers de la troupe, d'autre part, les allemands des russes, (russes blancs engagés aux côtés des allemands).
Nous accédons à leurs diverses demandes et finalement la reddition a lieu à 11 h.
Nous enlèveront les prisonniers en véhicule à 16 h, chaque homme sera muni de deux jours de vivre, les installations seront remises intactes, les armes aussi.
En toute hâte, la 2ème compagnie construit un camp de prisonniers au bord de la route de Perros-Guirec au Cruguil, ce camp est mis sous la direction d'André CORNEC.
Nous réquisitionnons tous les camions des environs, car il faut enlever, au plus vite et en une seule fournée, si possible, près de 600 prisonniers, 599 exactement. Avec l'ami FRANZ, il nous reste à vivre une intense émotion.
Avec un peu d'avance, à 15 h 30, nous entrons au camp de Mez Gouez et comprenons aussitôt que la situation n'est pas bonne, les officiers ne se montrent pas, il y a manifestement "liberté de cambuse" et la plupart des soldats ont des bouteilles de Cognac trois étoiles. Un soldat ivre vient fracassé son fusil à quelques centimètres de mes pieds. Un autre encore plus ivre dénoue la situation, en nous présentant sa bouteille de Cognac , j'en ingurgite une solide rasade avant de la passer à FRANZ, et tout le monde d'applaudir.
A 16 h, les camions sont là, le chargement commence. C'est à ce moment que nous voyons arriver la première jeep américaine, c'est terminé ou presque.
Il reste le sémaphore de Ploumanac'h et dans les villas du nord de la route, une trentaine d'irréductibles qui ne veulent se rendre qu'à un militaire Américain. Je finis par trouver un major américain qui m'accompagne sans enthousiasme excessif mais qui fut très bien une fois sur place, et nous ramenons le dernier lot de prisonniers allemands, rejoindre les autres prisonniers au Cruguil.
Dans ce terrain où étaient prisonniers les allemands, des objets de toutes sortes seront mis à jour, qui avaient été enterrés par leurs possesseurs, en particulier des montres, on peut penser qu'ils étaient le résultat de vols effectués sur la population.
Les prisonniers ne resteront à cet endroit que deux jours, ils seront transférés ensuite dans le camp de regroupement de Saint-Thegonnec dans le Finistère, gardés par l'armée Américaine. On assistera à des scènes dramatiques, des familles venues reconnaître les assassins de leur proche (ils les apercevaient parmi les prisonniers), voulant que justice soit rendue, les Américains refusant tout intervention. Les tortionnaires étaient bien à l'abri, ces derniers ne seront d'ailleurs pas inquiétés par la suite.
Au retour à Lannion, nous voyons arriver le Colonel PASSY adjoint au Général ÉON. C'est fini pour notre secteur. D'autres tâches nous attendent ...
On imagine aisément le soulagement et la joie de la population à l'annonce de la reddition allemande.
A Perros-Guirec, les Résistants ont installé leur quartier général à l'Hôtel Régina, 3 drapeaux de nations vainqueurs du conflit sont hissés sur la façade (USA, Britannique et Français), excepté celui de l'Union Soviétique. Yves PAUVY comble cette lacune en allant joindre le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau aux autres en place.
C'est une foule enthousiaste et pavoisée qui envahie les rues de toutes les communes du secteur de Lannion.
Le secteur de Lannion, s'est libéré seul, grâce à ses valeureux FFI et cela sans avoir à déplorer de victime parmi les civils.
Beaucoup de communes du département se sont libérées sans aide extérieure, ouvrant ainsi la voie de Brest aux troupes alliées.
En 7 jours de combats les 3 vaillantes compagnies causeront d'importantes pertes à l'ennemi.
Ces mêmes compagnies continueront leur combat libérateur sur le secteur de Tréguier, Lézardrieux et Paimpol, dans cette zone, s'étaient retranchés et concentrés les résidus de l'armée allemande en déroute.
Les troupes alliées aideront les Résistants, peu équipés en armement lourd à venir à bout des derniers bastions allemands. Poussant encore plus loin leur combat, beaucoup de Résistants iront sur le front de l'Atlantique afin de réduire les deux poches ennemies de Saint-Nazaire et de Lorient et cela jusqu'à la victoire totale consacrant la défaite de l'armée nazie et sa capitulation sans condition, le 8 mai 1945.
Ainsi s'est passée la libération du secteur de Lannion, d'après le récit du Capitaine MAURICE Corentin ANDRÉ.
stèle située au Croas Hent de Lannion - Perros rappelle le sacrifice des trois valeureux Résistants morts au combat pour que vive la France.
- René ARGENTIN 35 ans.
- Charles NICOL 23 ans.
- Jean LE HENAFF 22 ans.
un autre nom de Résistant figure sur cette stèle.
- Yves JOUANNET 18 ans, tué le 14 août 1944 à Trestel.
René ARGENTIN
Charles NICOL
Jean LE HENAFF
Yves JOUANNET
photos de groupes
une des sections de la Compagnie Roger Barbé,
une autre section de la Compagnie Roger Barbé,
l'État-Major de la compagnie Gabriel Péri de Perros-Guirec,
de gauche à droite au 1er rang : André BONNOT, Robert WEILLANT, André CORNEC, Yves HASCOET et X
défilé de la Libération
le 20 août 1944
le capitaine MAURICE,
saluant les personnalité sur le balcon de la mairie de Lannion,
Franz PETREI
Le groupe de tête au défilé
suivant la disposition
Jean BERNARD
Alexandre GASTRIENNEC
Amédée LE HOUÉROU
Arthur TARDIF
Maurice BEREZAY
Yves-Marie GALLOU
Petit PAGE
Corentin ANDRÉ
le capitaine MAURICE à la tête de la Compagnie Roger Barbé place du centre,
suivent de gauche à droite :
- 1er rang, Maurice BEREZAY, Yves-Marie GALLOU, Petit PAGE,
- 2ème rang, Alexandre GASTRIENNEC, Amédée HOUÉROU et Arthur TARDIF,
- 3ème rang, le derserteur anti-nazi de l'armée allemande avec son mauser à l'épaule Franz PETREI et Jean BERNARD,
la Compagnie Gabriel Péri de Perros-Guirec, place du centre,
on aperçoit deux femmes institutrices de Pommerit-Jaudy,
devant le monument aux morts,
allocution du capitaine MAURICE,
devant le monument aux morts,
hommage aux morts,
devant le monument aux morts,
de gauche à droite : le capitaine MAURICE, Maurice BEREZAY,
le porte drapeau Yves-Marie GALLOU, Petit PAGE,
devant le monument aux morts,
la compagnie Gabriel Péri de Perros-Guirec,
au centre André BONNOT et Robert WEILLANT